Et si l’autonomie n’était pas qu’un rêve

Et si l'autonomie n'était pas un rêve

« J’ai rêvé d’une Guadeloupe autonome » ou « Ma vision de l’autonomie » aurait pu être le titre de ce poème du Journal de Mars’L, mais il n’en sera rien. Car, le thème porte en réalité non pas sur l’autonomie politique comme le souhaitent certaines personnalités politiques ou comme l’a brandi le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu, en réponse à la crise sociale de novembre 2021. L’autonomie, telle quelle est abordée dans ce poème, est plutôt basée sur une réflexion sur le courage de faire, la paix entre les habitants de différentes origines ethniques, le combat pour la survie des personnes en situation sociale difficile, de militants associatifs ou autres qui usent d’initiatives pour faire évoluer cet archipel au potentiel énorme et inexploité. Tôt ou tard, il faudra changer de paradigme et envisager de transformer cet archipel en un ensemble de jardins en mesure de nourrir ses enfants, sans être tributaire de l’arrivée des bateaux sur le port, comme les pays d’Europe sont tributaires du gaz russe. Autonomie alimentaire, autonomie énergétique, respect de l’environnement et de ses concitoyens peuvent être obtenus sans pour autant passer par l’autonomie politique, voire l’indépendance, telle qu’imaginée par certains acteurs de la vie politique, fortement désavoué lors de la récente élection présidentielle. Un rêve, pensez-vous ? Sans doute, puisqu’on en est très loin ? Mais est-il irréalisable. L’idée que soient organisés des États généraux visant à élaborer le pacte d’avenir des territoires d’Outre-mer, va peut-être conduire à se pencher sérieusement sur cette perspective qui effraie parfois. Cette suggestion de Me Jean-Claude Beaujour, avocat international et consultant sur CNews, est à lire dans une tribune libre.

J’ai rêvé d’autonomie

J’ai rêvé d’un pays équilibré
Dont les enfants n’ont plus peur
De leur choix de s’engager
Avec leur âme et de tout leur cœur.

J’ai rêvé d’une Guadeloupe apaisée
Où Noirs, Blancs, métis, Indiens
Vivront sans se mépriser,
Sans se regarder avec dédain.

J’ai rêvé que finisse mon cauchemar
D’un destin de pauvre hère,
Qui, de sa vie, en a marre,
Et qui compte bien ne plus se taire.

J’ai rêvé d’être maître de leur jeu
Et de me battre à mains nues,
En étant fier et fougueux,
Sans perdre mon objectif de vue.

J’ai rêvé de caractère et d’ardeur,
D’eau pure et d’un grand jardin,
Pour conjurer ma peur
De prendre ma destinée en main.

J’ai rêvé d’une Guadeloupe autonome,
Une Gwada belle et libre,
Peuplée de femmes et d’hommes
Qui auraient trouvé leur équilibre.

NEWSLETTER

Merci d’entrer votre email ci-dessous :

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*