Télétravail, l’autre atout de la mondialisation

Le télétravail, un septuagénaire qui a de l'avenir

Aller chercher son employé en Inde, aux Antilles ou dans le Pacifique, quand on est basé à New-York, Paris ou Barcelone c’est tout à fait possible grâce au télétravail.

Le télétravail ? Certains d’entre nous ne connaissent ce concept que depuis l’avènement de la crise sanitaire, consécutive à la pandémie liée à la propagation du coronavirus, en 2020. En réalité, le télétravail n’est pas une nouveauté. Ce concept est apparu dans les années 1950, aux Etats-Unis, avec les travaux sur la cybernétique réalisés par Norbert Wiener.

Gauthier Toulemonde, un pionnier

Jusqu’aux deux premières décennies de notre siècle, le phénomène a essayé de se tailler une place dans le monde du travail, sans vraiment y parvenir. L’un des pionniers en la matière c’est Gauthier Toulemonde, parti, en 2013, vivre sur une île déserte au large de Sumatra (Indonésie), pendant quarante jours, puis, en 2017, dans le désert de Rub Al-Khali (Oman). De ces deux territoires et avec des moyens de communication rudimentaires (panneaux solaires, ordinateurs, batteries, valise satellite) il est parvenu à diriger son équipe d’une dizaine personnes. Cette expérimentation de l’extrême qu’il a relaté dans son ouvrage Robinson volontaire (éditions Arthaud) avait pour objectif de montrer que c’était possible, d’être à l’autre bout du monde et de poursuivre ses activités professionnelles.

Boosté par le confinement de mars 2020

Cependant, c’est bien depuis la crise sanitaire et le premier confinement de mars 2020, que le télétravail a pris son envol véritable. Aujourd’hui, avec l’évolution constate des technologies et le niveau de fiabilité de plusieurs applications ou plateformes, c’est devenu tellement plus facile techniquement. Toutefois, des freins existent. Ils sont davantage psychologiques et touchent certains managers qui ont du mal à se passer de la présence physique des membres de leur équipe.

Les réticences du côté des employés résident essentiellement en leur capacité à se motiver et à s’organiser, en travaillant en dehors de leur site de travail habituel.
On peut les comprendre, sachant que le changement est, par nature, source de déstabilisation quand on n’est pas préparé et qu’on ne dispose pas de la méthodologie pour bien l’appréhender.
Même les gouvernements n’y étaient pas préparés. Certains pays ont dû légiférer d’urgence sur le télétravail.

Le télétravail, allié du secteur de la formation

Un article du magazine L’Express, datant de 23 juin 2020, intitulé Voyage chez les pionniers du 100 % télétravail, fait un large tour d’horizon des avantages du concept, non sans rappeler quelques inconvénients, qui restent gérables, ce qui permet d’imaginer un développement, pas seulement près de chez mais bien au-delà de frontières.

Désormais, on peut aller chercher son employé en Inde, aux Antilles ou dans le Pacifique, quand on est basé à New-York, Paris ou Barcelone, c’est tout à fait possible grâce au télétravail.
Un des domaines qui pourrait le plus en profiter, c’est bien la formation professionnelle, déjà bien en avance avec les dispositifs de formation à distance et d’e-learning, déjà inspirés des anciennes méthodes de formation par correspondance.
On peut donc dire que le télétravail a son avenir devant lui et qu’il peut être un nouvel atout en matière de mondialisation.

POUR EN SAVOIR PLUS

• Le télétravail dans le monde : Un phénomène récent et une grande diversité de situations

• Le télétravail en Europe : Quelles définitions ?

• Le télétravail en France

• Télétravail : des effets systémiques sur la formation

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